La chirurgie de l’obésité s’adresse aux personnes adultes :

  • qui souffrent d’une obésité massive (IMC ≥40 kg/m2) ou sévère (IMC ≥35 kg/m2) quand elle est associée à au moins une complication pouvant être améliorée grâce à la chirurgie (diabète, hypertension artérielle, syndrome d’apnées du sommeil, troubles articulaires…) ;
  • qui ont déjà tenté, sans succès, de perdre du poids grâce à une prise en charge médicale spécialisée de plusieurs mois (avec suivi diététique, activité physique et prise en charge psychologique) ;
  • qui sont âgées de plus de 18 ans et de moins de 65 ans
  • qui sont motivées pour subir cet type de chirurgie, et être prêtes à assumer les contraintes post-opératoires : suivi médical régulier, précautions alimentaires, hygiène de vie

Vous ne pouvez bénéficier d’une chirurgie de l’obésité dans les conditions suivantes :

  • grossesse en cours,
  • existence d’une contre-indication à l’anesthésie,
  • troubles psychiatriques graves ou instabilité psychologique et émotionnelle incompatible avec ce genre d’intervention,
  • inflammation grave de l’appareil digestif (oesophagite sévère, ulcère gastro-intestinal, maladie de Crohn…)
  • affection cardio-pulmonaire ou autre affection organique grave,
  • risques de saignement dans la partie gastro-intestinale supérieure (varices oesophagiennes…),
  • anomalie congénitale gastro-intestinale (atrésie, sténose…),
  • hernie hiatale volumineuse,
  • dépendance de l’alcool ou de drogues,
  • infection grave (VIH, Hépatite B ou C) ou maladie auto-immune (lupus…),
  • utilisation fréquente de l’aspirine ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens,
  • allergie aux matériaux contenus dans le dispositif chirurgical.

C’est efficace ? Oui, c’est efficace !

La chirurgie de l’obésité aide à :

  1. perdre du poids de manière durable ;
  2. réduire les affections liées à l’obésité ;
  3. améliorer la qualité de vie, notamment l’estime de soi, les possibilités d’activités physiques, les relations sociales, l’activité sexuelle…
  4. augmenter sa durée de vie  (OMS)

Mais, attention !

  1. La chirurgie ne permet pas, à elle seule, de perdre du poids et de le stabiliser dans le temps. Elle n’est efficace qu’à condition de modifier ses habitudes alimentaires, d’augmenter son activité physique et d’être suivi médicalement à vie.
  2. L’intervention chirurgicale peut entraîner des complications et des difficultés au quotidien, même longtemps après l’intervention :
    – des problèmes liés au montage chirurgical (par exemple : glissement d’un anneau ou fuite au niveau d’une suture). Ceux-ci peuvent toutefois être corrigés ;
    – des carences nutritionnelles. La prise de suppléments en vitamines, minéraux et oligoéléments ainsi qu’une alimentation variée permettent de prévenir leur apparition ;
    – des difficultés liées à la modification de l’image du corps et des relations avec les autres.

    Vous pouvez bénéficier d’une aide psychologique pour surmonter ces difficultés.

  1. La mortalité liée à la chirurgie de l’obésité n’est pas nulle. Néanmoins, elle reste inférieure ou égale à 1%. A titre d’exemple, pour d’autres maladies, la mortalité opératoire est de l’ordre de
    – 0,1 à 0,5 % après ablation de la vésicule biliaire ;
    – Ø  2 % après pontage coronarien.